Acheter un appartement en Israël : Le guide juridique complet
Temps de lecture estimé : 10 minutes
Acheter un appartement en Israël est une étape importante pour les résidents, investisseurs étrangers et olim hadashim. Cependant, ce processus comporte des risques juridiques et administratifs si l’on n’est pas accompagné par un avocat spécialisé.
En effet, acheter un appartement en Israël est une étape majeure, que ce soit pour s’y installer définitivement, investir dans la pierre, ou préparer une transmission patrimoniale. Ce marché immobilier dynamique attire chaque année des milliers de nouveaux acheteurs qui souhaitent concrétiser un projet de vie.
Pourtant, derrière l’enthousiasme de l’acquisition, se cache une réalité juridique et administrative complexe. En effet, le processus d’achat d’un appartement en Israël diffère largement des pratiques françaises ou européennes :
Documents en hébreu (contrat de vente, registre foncier – Tabu, autorisations municipales),
Procédures spécifiques (He’arat Azhara – avertissement au cadastre, obtention d’un Ishour Ikroni – accord de principe bancaire),
Intervenants multiples (banques, promoteurs, avocats, autorités fiscales).
Pourquoi un avocat immobilier est indispensable pour acheter un appartement en Israël ?
Ainsi, sans préparation rigoureuse et sans accompagnement adapté, les risques sont considérables : dettes cachées, constructions illégales, litiges successoraux, hypothèques non déclarées, voire impossibilité d’enregistrer le bien au cadastre. Chaque année, la jurisprudence israélienne rappelle qu’un simple manquement à la vérification juridique peut coûter des centaines de milliers de shekels aux acheteurs imprudents.
C’est pourquoi, il est indispensable d’être accompagné par un avocat spécialisé en droit immobilier israélien. Son rôle est de vérifier les droits de propriété, sécuriser les fonds, négocier les conditions contractuelles et s’assurer de la conformité légale de la transaction.
Enfin, certains acheteurs – en particulier les olim hadashim – bénéficient de droits spécifiques (réductions fiscales, procédures bancaires facilitées). Nous consacrerons un encadré spécial pour éclairer ces avantages.
Dans ce guide complet, nous allons détailler toutes les étapes pour acheter un appartement en Israël, depuis le calcul des frais jusqu’à l’inscription définitive du bien au registre foncier, en passant par l’accord bancaire, la vérification juridique et la négociation du contrat.
Principaux points à retenir
Budget & Fiscalité
Anticiper le budget complet : au-delà du prix, compter Mas Rechisha (article dédié à venir), frais d’avocat, frais bancaires/hypothèque/assurances, notaire si nécessaire, ingénieur (Bedek Bait), évaluation, traductions, et éventuelle commission d’agent.
Obtenir l’Ishour Ikroni** (accord de principe)** avant d’avancer : il sécurise le financement, renforce la négociation et évite une signature sans garantie de prêt.
Payer via un compte séquestre géré par l’avocat, avec libération des fonds conditionnée à la remise des documents requis (levée d’hypothèque, attestations, etc.).
Sécurisation juridique & étapes clés
Vérifier les droits de propriété (Bedikat Zechuyot) : extrait Tabu (propriétaire, hypothèques, mises en garde, saisies), Minhal/Amidar le cas échéant, dettes fiscales/municipales, conformité urbanistique et permis.
Négocier un contrat blindé : clauses financières claires, séquestre obligatoire, clause de report de financement, engagements écrits du vendeur, conformité des travaux, pénalités de retard.
Inscrire immédiatement la He’arat Azhara (avertissement au cadastre) après signature pour bloquer toute vente ou charge concurrente.
Finaliser par l’enregistrement au Tabu : seule l’inscription au registre foncier confère la propriété pleine et opposable à tous.
Spécificités pour les Olim Hadashim : barème réduit de Mas Rechisha (sous conditions) et facilités bancaires possibles ; penser à demander activement ces avantages.
Éviter les risques majeurs (dettes cachées, constructions illégales, litiges, absence de transfert)
Table des matières
Accord de principe bancaire : financer l’achat d’un appartement en Israel
Vérifier les droits avant d’acheter un appartement en Israël
Compte séquestre : sécuriser les paiements pour acheter en Israël
He’arat Azhara : protéger l’acheteur d’un appartement en Israël
Signature du contrat de vente lors de l’achat d’un appartement en Israël
Transfert de propriété au Tabu après l’achat d’un appartement en Israël
Olim Hadashim : avantages pour acheter un appartement en Israël
1. Calcul des frais pour acheter un appartement en Israël
Acheter un appartement en Israël implique bien plus que le prix affiché. L’acquéreur doit anticiper un ensemble de frais obligatoires et annexes, essentiels pour établir son budget global et éviter les mauvaises surprises.
1.1. Acheter un appartement en Israël : honoraires à prévoir
L’intervention d’un avocat spécialisé en droit immobilier en Israël est incontournable. En pratique, ses honoraires varient selon la complexité du dossier, mais il faut impérativement les prendre en compte dans le budget. Ils couvrent :
la vérification des droits de propriété,
la rédaction et négociation du contrat,
la sécurisation des paiements via un compte séquestre,
et l’enregistrement au Tabu.
Lien vers notre article : Le rôle essentiel d’un avocat lors d’une acquisition sur plan.
1.2. Mas Rechisha lors de l’achat d’un appartement en Israël
Le Mas Rechisha est l’impôt obligatoire à payer lors de l’acquisition.
Son montant dépend du prix d’achat et du statut de l’acheteur (résident, investisseur, Olé Hadash).
Des exonérations et réductions sont prévues par la loi, notamment pour les primo-accédants et les nouveaux immigrants (Olim Hadashim).
Un article complet dédié au Mas Rechisha sera bientôt disponible sur notre site.
1.3. Frais de notaire
En revanche, en Israël, le notaire n’intervient pas systématiquement dans une transaction. Il est requis uniquement pour :
certifier des signatures,
ou établir des procurations notariales (utile si une partie est à l’étranger).
Voir le barème officiel des notaires (Ministère de la Justice).
1.4. Frais bancaires et financement
De plus, en cas de recours à un prêt hypothécaire, l’acheteur doit prévoir :
des frais de dossier bancaire,
l’inscription de l’hypothèque,
et la souscription obligatoire d’une assurance vie et d’une assurance habitation exigées par la banque.
1.5. Inspection technique (Bedek Bait – בדק בית)
Par exemple, un ingénieur en bâtiment peut être mandaté pour inspecter l’appartement avant l’achat.
Il identifie les défauts structurels ou vices cachés, et délivre un rapport détaillé.
1.6. Acheter un appartement en Israël : frais annexes
Enfin, à ne pas négliger dans le calcul global :
frais d’évaluation immobilière (souvent exigés par la banque),
frais de traduction officielle de documents non rédigés en hébreu,
commission éventuelle de l’agent immobilier (Chaque partie paie l’agent immobilier qu’elle a mandaté conformément à la loi).
En anticipant ces postes, vous sécurisez votre projet pour acheter un appartement en Israël en toute sérénité.
2. Accord de principe bancaire : financer l’achat d’un appartement en Israël
Pour acheter un appartement en Israël avec un prêt hypothécaire (Mashkanta), l’Ishour Ikroni est incontournable. C’est le document officiel fourni par la banque qui confirme sa volonté de financer l’acquisition, sous conditions.
2.1. Importance de l’Ishour Ikroni pour acheter un appartement en Israël
En d’autres termes, il constitue une garantie préalable que la banque financera l’achat à hauteur du montant défini.
Il permet à l’acquéreur de sécuriser la transaction avant la signature du contrat de vente, en s’assurant qu’il disposera des fonds nécessaires.
C’est souvent une condition préalable posée par l’avocat de l’acheteur avant de signer définitivement le contrat.
2.2. Documents nécessaires pour obtenir l’Ishour Ikroni
Chaque banque dispose de sa propre procédure. Toutefois, en pratique les éléments suivants sont exigés :
Pièces d’identité israéliennes (Teoudat Zehout) et statut légal du résident.
Bulletins de salaire récents (ou justificatifs de revenus pour indépendants).
Déclarations fiscales et attestations bancaires.
Informations sur le bien immobilier envisagé.
Pour les Olim Hadashim, certaines banques demandent en plus :
Attestation d’olé délivrée par le Ministère de l’Intégration.
Relevés bancaires étrangers pour vérifier la capacité financière.
2.3. Critères d’éligibilité au prêt hypothécaire
Selon la réglementation de la Bank of Israel, les conditions suivantes sont généralement appliquées :
Le financement ne peut excéder un certain pourcentage du prix d’achat :
jusqu’à 75 % pour les primo-accédants,
jusqu’à 50 % pour un second achat ou un investissement.
La capacité de remboursement doit représenter au maximum 30 à 40 % du revenu net mensuel.
Source : Directives de la Bank of Israel sur les hypothèques
2.4. Validité et utilité pratique de l’Ishour Ikroni
En général, l’accord de principe est valable 90 jours.
De ce fait, il permet de négocier le prix avec le vendeur en montrant la solidité financière de l’acheteur.
Il facilite également la suite du processus : ouverture du compte séquestre et mise à disposition des fonds.
2.5. Spécificités pour les Olim Hadashim
Les nouveaux immigrants bénéficient d’avantages spécifiques :
- Accès facilité au prêt hypothécaire grâce à des garanties de l’État.
- Possibilité de cumuler le prêt bancaire avec les aides financières de l’Agence juive ou du Ministère de l’Intégration.
- Certaines banques disposent de services francophones ou anglophones dédiés aux Olim, ce qui simplifie la communication.
Exemple officiel : Avantages bancaires pour Olim Hadashim – Ministère de l’Alyah et de l’Intégration.
3. Vérifier les droits avant d’acheter un appartement en Israël (Tabu)
La vérification des droits de propriété (Bedikat Zechuyot) est l’examen juridique complet permettant de confirmer que le vendeur est bien le propriétaire légal du bien et, surtout, que celui-ci peut être transféré librement à l’acheteur. Sans cette étape, le risque est majeur : dettes dissimulées, litiges en cours, saisies ou droits de tiers.
3.1. Sources officielles de vérification
- Registre foncier israélien (Tabu – טאבו)
Le Tabu fournit un extrait officiel (Nesach Tabu) indiquant :
- l’identité du propriétaire enregistré,
- les hypothèques (Shi’abudim) inscrites,
- les mises en garde légales (He’arat Azhara),
- les saisies ou droits réels d’un tiers.
De fait, c’est le document de référence pour toute transaction.
Référence : Site officiel du Registre foncier israélien (en hébreu).
2. Administration des terres d’Israël (Minhal) ou Société registraire (Hevra Meshakenet)
- Dans ce cas, lorsque le bien n’est pas encore inscrit au Tabu, il peut être géré par le Minhal ou par une Hevra Meshakenet.
- Dès lors, l’avocat doit obtenir un Ishour Zechuyot (certificat des droits) directement auprès de l’organisme concerné.
3. Amidar / Sociétés de logement public
Certains biens plus anciens (notamment logements sociaux) nécessitent une vérification auprès de sociétés telles qu’Amidar, qui gèrent les droits avant leur transfert au Tabu.
3.2. Hypothèques et mises en garde à vérifier avant d’acheter un appartement en Israël
- Hypothèque (Shi’abud) : inscription d’un droit au profit d’une banque ou d’un créancier. L’appartement ne peut être vendu tant qu’elle n’est pas levée.
- Mise en garde (He’arat Azhara) : avertissement publié au registre pour signaler une promesse de vente, une procédure judiciaire ou un droit prioritaire d’un tiers.
- Ainsi, un achat réalisé sans levée préalable de ces charges est invalide ou intransférable.
3.3. Vérification des dettes fiscales et charges municipales
De plus, en supplément du registre foncier, il faut obtenir :
- une attestation de la municipalité confirmant que toutes les taxes d’habitation (Arnona) ont été réglées,
- une attestation de l’administration fiscale indiquant l’absence de dettes sur le bien (notamment Mas Shevach, impôt sur la plus-value).
3.4. Conformité urbanistique et permis de construire
La vérification foncière inclut aussi le contrôle de la conformité urbanistique (via la mairie) :
- existence et validité des permis de construire pour les extensions et rénovations,
- absence de procédures en cours pour construction illégale.
Voir aussi : Va’adat Bniya – Autorité de planification et de construction (hébreu).
3.5. Risques sans Bedikat Zechuyot
En l’absence de ces contrôles, acheter un appartement en Israël devient risqué. Cela peut exposer l’acquéreur à :
- acheter un bien qui ne peut pas être transféré,
- devenir responsable des dettes du vendeur,
- se retrouver impliqué dans un litige existant,
- voire perdre la totalité de son investissement.
Voir aussi notre article : La vérification des droits sur les appartements de seconde main en Israël
4. Négocier le contrat pour acheter un appartement en Israël
Une fois l’accord de principe bancaire obtenu et la vérification des droits de propriété (Bedikat Zechuyot) effectuée, vient l’étape de la négociation contractuelle. Concrètement, c’est ici que l’avocat de l’acheteur et celui du vendeur échangent leurs versions du contrat de vente, parfois sur plusieurs brouillons, jusqu’à parvenir à une rédaction finale équilibrée.
Cette phase est stratégique dans le projet d’acheter un appartement en Israël, car, en effet, elle conditionne la sécurité juridique de toute l’opération.
4.1. Rôle des avocats dans la négociation
- Échange de projets de contrat : l’avocat de l’acheteur propose des corrections et vérifications à partir du brouillon transmis par le vendeur.
- Protection des intérêts du client : chaque clause est analysée pour éviter des déséquilibres.
- Anticipation des litiges : l’objectif est d’insérer des clauses précises pour prévenir les interprétations ambiguës.
4.2. Clauses sensibles à vérifier ou négocier
Clauses financières
- Calendrier des paiements.
- Dépôt de garantie et conditions de restitution.
- Obligation de paiement via un compte séquestre supervisé par l’avocat.
Acheter un appartement en Israël : clause de report de financement
- Protège l’acheteur en cas de retard dans l’obtention du prêt bancaire.
- Prévoit un report automatique ou des conditions alternatives en cas de refus bancaire.
Engagements du vendeur (אימות התחייבויות בהסכם המכר)
- Livraison du bien libre de toute dette, hypothèque ou saisie.
- Fourniture de toutes les attestations fiscales et municipales nécessaires au transfert.
- Remise des clés à une date fixe et garantie de jouissance paisible.
Conformité urbanistique
- Obligation pour le vendeur de confirmer que toutes les extensions et rénovations sont légales.
- Clause prévoyant la responsabilité du vendeur en cas de découverte d’une construction illégale.
Pénalités en cas de retard de livraison
- Fixation d’indemnités forfaitaires journalières ou mensuelles si le vendeur ne libère pas le bien à la date prévue.
4.3. Risques d’une mauvaise négociation contractuelle
- Promesses verbales non inscrites : en effet, elles n’ont aucune valeur légale en Israël.
- Clauses vagues : elles ouvrent la porte à des litiges coûteux.
- Absence de garanties précises : l’acheteur risque de perdre ses fonds en cas de défaillance du vendeur.
4.4. Enjeux pratiques pour l’acheteur
- En résumé, la négociation contractuelle est le moment où l’avocat transforme la transaction en une opération juridiquement sécurisée.
- Un acheteur étranger ou un Olé Hadash, peu familier avec l’hébreu juridique, doit impérativement s’appuyer sur un avocat francophone expérimenté pour éviter les malentendus et défendre ses intérêts.
5. Compte séquestre : sécuriser les paiements pour acheter en Israël
5.1. Qu’est-ce qu’un compte séquestre (Escrow) ?
- C’est un compte bancaire spécifique, ouvert par l’avocat de l’acheteur, destiné exclusivement à recevoir et transférer les paiements relatifs à la transaction.
- Les fonds ne peuvent être utilisés qu’en respect strict du contrat signé.
- Ainsi, chaque paiement est conditionné à la remise d’un document ou d’une attestation (par ex. : levée d’hypothèque, attestation municipale).
Base légale : Règlement sur la gestion des fonds des avocats (תקנות לשכת עורכי הדין).
5.2. Processus de mise à disposition des fonds
- Ouverture du compte séquestre par l’avocat de l’acheteur.
- Versement progressif des sommes selon le calendrier fixé dans le contrat.
- Contrôles à chaque étape : l’avocat vérifie que les conditions sont respectées avant de libérer le paiement.
- Versement final uniquement au moment du transfert officiel des droits de propriété au Tabu.
5.3. Garanties pour l’acheteur
- Les fonds ne peuvent pas être détournés : ils sont sous contrôle de l’avocat.
- En cas de problème (hypothèque non levée, saisie, litige en cours), l’avocat bloque le transfert jusqu’à régularisation.
- Le compte séquestre protège aussi contre la fraude et, de plus, contre les paiements prématurés.
5.4. Garanties pour le vendeur
De son coté, le système protège également le vendeur :
- Il est assuré de recevoir les fonds selon le calendrier convenu.
- Les paiements ne peuvent être retenus indéfiniment : seule une cause légale (dettes, saisies) justifie un blocage.
5.5. Spécificités pour les Olim Hadashim
- Les banques exigent parfois plus de justificatifs pour libérer les fonds (relevés étrangers, attestations d’origine des capitaux).
- L’avocat joue alors un rôle crucial de traducteur juridique et financier, expliquant à la banque les droits particuliers des nouveaux immigrants.
- Dans certains cas, des subventions ou prêts spéciaux liés à l’Alyah doivent également transiter par le compte séquestre.
6. He’arat Azhara : protéger l’acheteur d’un appartement en Israël
L’avertissement au cadastre (He’arat Azhara – הערת אזהרה) est une inscription officielle au registre foncier israélien (Tabu). En pratique, elle empêche le vendeur de céder ou de grever le bien tant que la transaction avec l’acheteur n’a pas été finalisée. C’est l’outil juridique le plus efficace pour sécuriser la propriété en cours d’acquisition et pouvoir acheter un appartement en Israël en toute sérénité.
6.1. Définition et objectif
- La He’arat Azhara est un marquage légal au registre foncier, visible par toute personne qui consulte l’extrait du bien (Nesach Tabu).
- Son rôle est de signaler publiquement qu’un contrat de vente a été signé et qu’un transfert de droits est en cours.
- Elle bloque toute nouvelle inscription contradictoire : nouvelle hypothèque, saisie, vente à un tiers.
Référence légale : Loi sur le registre foncier (חוק המקרקעין, תשכ”ט–1969), art. 126-127.
Voir : Texte officiel (Nevo).
6.2. Procédure d’inscription
- Après la signature du contrat de vente, l’avocat de l’acheteur dépose une demande d’inscription de l’avertissement auprès du Tabu.
- La demande inclut :
- le contrat signé,
- un formulaire officiel,
- les frais administratifs de dépôt.
- Le Tabu enregistre l’avertissement et, aussitôt, l’inscrit immédiatement dans l’extrait foncier.
6.3. Effets juridiques de la He’arat Azhara
- Blocage des ventes multiples : le vendeur ne peut pas vendre le bien à plusieurs acheteurs en parallèle.
- Protection contre les créanciers : de nouvelles hypothèques ou saisies ne peuvent pas être inscrites après l’avertissement.
- Priorité absolue : la transaction de l’acheteur ayant fait inscrire la He’arat Azhara prime sur toutes les inscriptions ultérieures.
6.4. Importance pratique pour l’acheteur
- En l’absence d’incription rapide, l’acheteur reste exposé au risque que le vendeur tente de vendre le même bien à un tiers.
- C’est pourquoi les avocats israéliens considèrent la He’arat Azhara comme un geste réflexe immédiat après la signature.
- Dans la pratique, l’avocat dépose la demande d’inscription le jour même ou le lendemain de la signature du contrat.
6.5. Spécificités pour les Olim Hadashim
- Certains acheteurs francophones ou étrangers, peu familiers du système israélien, sous-estiment cette étape.
- Pour les Olim, l’avocat doit expliquer clairement que l’inscription de la He’arat Azhara est une assurance juridique : elle vaut beaucoup plus qu’une promesse verbale ou qu’un reçu de paiement.
7. Signature du contrat de vente lors de l’achat d’un appartement en Israël
La signature du contrat de vente marque l’engagement définitif des parties. À ce stade, toutes les vérifications préalables (droits de propriété, financement, clauses contractuelles, inscription de la He’arat Azhara) doivent avoir été effectuées. C’est l’étape où la transaction immobilière devient juridiquement contraignante.
7.1. Formalisme de la signature
- Le contrat de vente doit obligatoirement être rédigé par écrit (article 8 de la Loi sur les contrats immobiliers – חוק המקרקעין).
- Les signatures des parties sont généralement certifiées par leurs avocats respectifs.
- Chaque partie reçoit un original signé, l’un servant aux démarches d’enregistrement au Tabu.
Référence : Loi sur les contrats immobiliers – Nevo (hébreu).
7.2. Contenu du contrat pour acheter un appartement en Israël
Le contrat doit comprendre :
- L’identité complète des parties.
- La description précise du bien (parcelle, bloc cadastral, superficie).
- Le prix convenu et le calendrier des paiements.
- Les déclarations et engagements du vendeur (absence d’hypothèques, conformité urbanistique, absence de dettes fiscales).
- Les clauses de protection de l’acheteur : séquestre, He’arat Azhara, pénalités de retard, clause de report de financement.
7.3. Rôle de l’avocat lors de la signature
- Explication des clauses à l’acheteur en langue claire (souvent en français pour les Olim).
- Vérification finale que toutes les conditions préalables sont remplies (financement, documents fiscaux, attestations municipales).
- Supervision du versement du premier paiement sur le compte séquestre.
- Dépôt de la demande d’inscription de l’avertissement au Tabu immédiatement après la signature.
7.4. Risques liés à une signature précipitée
- Engagement irrévocable sans financement garanti.
- Découverte ultérieure d’une hypothèque ou d’une dette.
- Absence de clauses protectrices contre les retards ou litiges.
7.5. Spécificités pour les Olim Hadashim
- L’avocat doit insister sur l’importance de ne rien signer sans traduction et explication complète.
- Certains promoteurs ou vendeurs peuvent présenter des “brouillons” ou “promesses” non valides juridiquement : les Olim doivent être avertis que seul un contrat écrit et enregistré a valeur légale.
8. Transfert de propriété au Tabu après l’achat d’un appartement en Israël
Le transfert de propriété est l’étape qui officialise l’achat immobilier en Israël. Pour acheter un appartement en Israël, il faut qu’il soit enregistré au nom de l’acquéreur dans le registre foncier (Tabu – טאבו). Sinon, ce dernier n’est pas considéré juridiquement comme propriétaire.
8.1. Qu’est-ce que le transfert de propriété au Tabu ?
- C’est l’inscription officielle du nom de l’acquéreur en tant que nouveau propriétaire sur l’extrait cadastral (Nesach Tabu).
- Cette inscription remplace la He’arat Azhara (avertissement) temporaire et donne au nouvel acquéreur des droits pleins et opposables à tous.
- L’enregistrement définitif confère au propriétaire le droit de disposer du bien (vendre, hypothéquer, transmettre).
Référence : Loi sur le registre foncier – חוק המקרקעין, תשכ”ט–1969.
8.2. Acheter un appartement en Israël : Documents requis pour l’enregistrement
Pour que l’avocat procède à l’inscription, il doit réunir :
- Actes de vente.
- Contrat de vente signé et validé.
- Attestation municipale confirmant le paiement intégral des taxes (Ishour Ein Chovot).
- Attestation fiscale confirmant le règlement du Mas Shevach (impôt sur la plus-value) par le vendeur.
- Preuve de paiement du Mas Rechisha (impôt d’acquisition) par l’acheteur.
- Levée d’hypothèque si une banque détenait une garantie sur le bien.
Chaque document doit être validé et signé avant dépôt au Tabu.
8.3. Acheter un appartement en Israël : Dépôt au Tabu
- L’avocat de l’acheteur rassemble tous les documents nécessaires.
- Dépôt au Tabu (ou auprès du Minhal si le bien n’est pas encore enregistré).
- Vérification par le registre foncier.
- Inscription officielle du nouveau propriétaire.
- Remise d’un Nesach Tabu actualisé confirmant la propriété.
8.4. Acheter un appartement en Israël : Délais pratiques
- En moyenne, l’enregistrement prend quelques semaines à quelques mois, selon la complexité du dossier.
- Les retards surviennent souvent lorsqu’il manque une attestation fiscale ou une levée d’hypothèque.
8.5. Risques liés à un enregistrement incomplet
- Tant que le bien n’est pas inscrit au nom de l’acquéreur, celui-ci reste exposé à des risques (litiges, saisies contre le vendeur).
- Un acheteur étranger ou un Olé Hadash doit être particulièrement vigilant et s’assurer que son avocat mène l’opération jusqu’à son terme.
8.6. Spécificités pour les Olim Hadashim
- Les banques exigent parfois des justificatifs supplémentaires pour valider le transfert (attestation d’origine des fonds, traductions certifiées).
- Les Olim doivent anticiper un délai plus long si leurs documents viennent de l’étranger.
- Un avocat francophone joue un rôle clé pour traduire et authentifier correctement les pièces nécessaires.
9. Olim Hadashim : avantages pour acheter un appartement en Israël
L’Alyah ouvre la porte à des avantages spécifiques pour les nouveaux immigrants (Olim Hadashim) dans le cadre de l’achat immobilier. Ces droits, issus de la Loi sur le retour (Hok Hashvut, 1950) et des dispositions fiscales, visent à faciliter leur intégration en Israël.
9.1. Réductions fiscales sur l’acquisition (Mas Rechisha)
- Les Olim bénéficient certaines réductions du Mas Rechisha (taxe d’acquisition).
- Ce tarif préférentiel est valable pendant 7 ans après l’Alyah, mais n’est utilisable qu’une seule fois.
Référence officielle : Autorité fiscale israélienne – avantages pour les Olim.
Notre article dédié sur le Mas Rechisha (à venir) expliquera ce mécanisme en détail.
9.2. Avantages bancaires et financement
- Les banques, avec l’appui du Ministère de l’Intégration, offrent aux Olim des conditions de financement spécifiques :
- Prêts hypothécaires subventionnés.
- Possibilité de garanties réduites.
- L’Ishour Ikroni (accord de principe bancaire) tient compte de ces avantages lors du calcul du prêt.
- Les banques, avec l’appui du Ministère de l’Intégration, offrent aux Olim des conditions de financement spécifiques :
9.3. Aides complémentaires de l’État
- Subventions directes ou prêts à taux préférentiels accordés par le Ministère de l’Intégration.
- Accompagnement par des conseillers francophones ou anglophones dans certaines banques et institutions publiques.
9.4. Points de vigilance pour les Olim
- Bien que ces avantages existent, leur application pratique nécessite un suivi rigoureux :
- Certaines réductions fiscales doivent être demandées activement auprès de l’Autorité fiscale.
- Les délais bancaires peuvent être plus longs pour les dossiers comportant des revenus étrangers.
- Sans accompagnement juridique, les Olim risquent de ne pas utiliser pleinement leurs droits.
- Bien que ces avantages existent, leur application pratique nécessite un suivi rigoureux :
10. FAQ – Acheter un appartement en Israël
Pourquoi faut-il absolument vérifier les droits du bien avant d’acheter un appartement en Israël ?
Parce qu’un appartement de seconde main peut être grevé d’hypothèques, dettes ou saisies. Sans vérification juridique, l’acheteur risque de découvrir après coup qu’il ne peut pas transférer la propriété ou qu’il hérite de dettes cachées.
Quels documents sont indispensables pour acheter un appartement en Israël ?
- Le Nesach Tabu (extrait du registre foncier).
- Les permis de construire auprès de la municipalité.
- Les quittances de taxes municipales (Arnona, eau, charges).
- Le projet de contrat de vente rédigé par un avocat immobilier.
Qui paie les frais d’agence immobilière en Israël ?
En Israël, chaque partie paie son propre agent :
- Si l’acheteur a eu recours à un agent, il doit le rémunérer.
- Si le vendeur a engagé un agent, c’est à lui de le payer.
L’accord doit être signé par écrit avec l’agent (Heskem Tziyud).
Quels sont les frais à prévoir en plus du prix pour acheter un appartement en Israël sans mauvaise surprise ?
- Mas Rechisha (impôt d’acquisition) – barème normal ou réduit pour les Olim.
- Frais d’avocat immobilier.
- Frais bancaires (garanties, dossier hypothécaire).
- Ingénieur bâtiment (Bedek Bait) si demandé.
- Honoraires de l’expert agréé pour l’évaluation du bien.
Est-ce que les Olim Hadashim bénéficient de réductions spécifiques ?
Oui. Les Olim Hadashim ont droit à un barème réduit de Mas Rechisha et à certains avantages bancaires. Ces réductions ne sont pas automatiques : elles doivent être demandées auprès des autorités fiscales et de la banque.
Peut-on acheter un appartement en Israël en tant qu’étranger sans résidence fiscale ?
Oui, les étrangers peuvent acheter en Israël, mais :
- Les frais fiscaux sont plus élevés (pas de réduction Olim).
- Le financement bancaire est souvent limité (50 % maximum en moyenne).
L’accompagnement d’un avocat spécialisé est indispensable pour naviguer entre règles israéliennes et fiscalité internationale.
Conclusion – Sécuriser son achat immobilier en Israël
Acheter un appartement en Israël (ou une maison) est un projet de vie important, mais aussi une opération complexe qui engage des sommes considérables. Entre les vérifications juridiques, les démarches bancaires, la fiscalité et la rédaction du contrat, chaque étape nécessite rigueur et expertise.
Sans accompagnement spécialisé, les risques sont nombreux : litiges sur la propriété, dettes cachées, non-conformité des travaux, erreurs contractuelles. Un avocat francophone expérimenté vous permet d’anticiper ces difficultés et de transformer une transaction risquée en un achat sécurisé.
Que vous soyez nouvel immigrant (Oleh Hadash), investisseur étranger ou résident israélien,
les enjeux restent les mêmes : protéger vos droits, optimiser vos avantages fiscaux et garantir la bonne fin de la transaction.
Notre recommandation : Ne signez jamais un contrat immobilier en Israël sans l’avoir fait vérifier et négocier par un avocat spécialisé.
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